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Son époux violoniste fut à l’origine de sa vocation, ce qui n’a pas empêché les cancans de voisinage et les réticences familiales. Le célèbre chanteur populaire, amazigh et arabe, Mohamed Rouicha était présent au festival dans la ville , tenu en parallèle avec le festival de Fès des musiques sacrées du monde. Il est décédé le 17 janvier , après un coma profond suite à des complications cardiaques. Mohamed Rouicha 4. Ces rites de transmissions sont rythmés par une polyphonie, appelée shoppe, composée par l’izvikva l’appel et le bouchi krivo le grondement enrobé par un bourdon donnant cet effet de doublement des voix si impressionnant. Blotties dans de petits villages disséminés au gré des reliefs, les populations berbères du Maroc ont développé une culture remarquable par sa puissance et sa beauté.

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Mais si un jour j’arrêtais de chanter, je me couvrirais la tête Pour un streaming plus rapide, désactivez AdBlock pour MaghrebSpace. Des femmes libres, sans hommes, divorcées ou veuves. Mohammed Diaa – Tahadro Fiya. C’est un lieu d’histoires, une enclave à part, riche de ses populations et de ses coutumes, le terreau parfait pour des musiciens créatifs et voyageurs. Moha Ou Moh Date:

Dans le cadre du Festival d’Ile de France, qui se tiendra à Paris et en région francilienne du 4 septembre au 11 octobrele week-end d’ouverture proposera 2 soirées au Trianon Paris et 1 journée au Château de Villarceaux, en faisant la part belle aux Cheikhat du Maroc et à Ces femmes qui font la fête.

Des femmes libres, sans hommes, divorcées ou veuves. Elles chantent de leurs voix androgynes, tendues, rugueuses, puissantes.

Héritières des poétesses rurales du Moyen Atlas, Hadda Ouakki et Cherifa sont filles de bergers berbères. Toutes deux ont manifesté une passion pour la musique dès la petite enfance. Leurs familles ont tout fait pour les empêcher de persévérer, y compris les flanquer d’un époux alors qu’elles étaient à peine adolescentes.

Rien n’y a fait, toutes deux ont divorcé à la première occasion pour pouvoir exercer leur talent. A l’époque, c’était un métier infamant pour une femme mariée, maintenant un peu moins.

Mohamed Rouicha 2009 : Ah Yalhbib

Je n’aurais jamais pu devenir cheikha si je n’avais pas divorcé. Ma famille s’y est opposée, mais quand j’ai eu du succès, la réconciliation a été plus facile.

rouicha 2009

Pourtant, jamais je ne chanterai dans mon village, j’aurais trop honte. Dans la tradition marocaine, elle occupe une place prépondérante malgré les interprétations restrictives pour ses droits dans les écrits religieux. Malgré les injures, ces femmes ont réussi à imposer leur talent et à s’octroyer le droit de porter le titre de Cheikha titre traditionnellement réservé aux hommes pour leurs connaissances religieuses, scientifiques ou artistiques.

En dépassant le cercle intimiste du foyer, ces musiciennes ont pris en main les fêtes de villages, les mariages et les cabarets, portant sur la place publique une parole devenue indispensable au bon équilibre de la communauté.

La première escale dans cette rencontre des caractères féminins de la musique marocaine se fera au coeur de la région du Moyen Atlas. Blotties dans de petits villages disséminés au gré des reliefs, les populations berbères du Maroc ont développé une culture remarquable par sa puissance et sa beauté.

Née enHadda Ouakki porte haut les couleurs de la chanson amazigh depuis les années Longtemps, elle restera l’une des seules chanteuses berbères à dépasser les frontières de sa région pour s’imposer dans son pays et à l’étranger. Elle s’inscrit dans cette tradition musicale qui mêle quotidien et poésie, mélodies virevoltantes et rythmes soutenus, chants rauques et envolées suraiguës.

Comme pratiquement toutes ses semblables, elle a fait ses armes dans les fêtes de son village, non loin de la capitale berbère Khénifra.

Enelle se fait remarquer grâce à son duo avec le célèbre chanteur Bennasser Oukhouya. Elle n’a plus jamais cessé de chanter depuis lors. Aujourd’hui, elle se produit en concert accompagnée royicha violoniste Abdellah Zehraoui, de deux percussionnistes et surtout de l’indispensable choeur de femmes rythmant sa musique grâce à leurs chants et leurs danses.

Album : Mohamed Rwicha | Atlas – Amazigh MP3

Cheikha Cherifa fait partie de cette génération de chanteuses inspirées par l’exemple d’ Hadda Ouakki. Comme la plupart des roulcha filles marocaines de la région, elle ne mettra jamais les pieds à l’école. C’est en gardant les bêtes qu’elle oruicha la pratique du chant. Roucha par le plus grand chanteur du Moyen Atlas, Mohamed Rouicha, au début des années 80, elle restera l’une de ses choristes durant plus de quinze ans.

Ce n’est que vers la fin des années 90 qu’elle commence véritablement à se forger une stature de cheikha. Une dimension définitivement prise avec la sortie de son album Berber Blues sur le label Long Distance en Cherifa est accompagnée par Aziz Aarimau lotar, luth aux sonorités envoûtantes, soutenue par deux bendirs, percussions ruicha de cette région marocaine, et, bien sûr, rokicha suivi par son essentiel choeur de femmes.

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Samedi 5 septembre à 20h Ce centre douicha, construit grâce aux influences successives des traditions berbères puis arabes, est un haut lieu de culture. S’accompagnant de petites percussions ou de claquements de mains, elles font revivre le dhirk, le souvenir du prophète Mahomet, en relevant graduellement l’intensité de leur musique pour permettre aux danseurs et aux autres participants d’atteindre l’état de transe. Extrêmement importantes dans la vie quotidienne, les Roudaniates chantent devant les tombeaux des saints de l’Islam pour le bien de la communauté, animent les mariages et assument même le rôle de pleureuses lors des enterrements.

Aujourd’hui devenues professionnelles, les Roudaniates parcourent le monde afin de partager leur musique qui, au-delà de son importante fonction sociale, fait briller la sublime intensité des chants mystiques musulmans. Les Roudaniates portent un foulard, Cheikha Hafida aussi. Plus par tradition, disent-elles, que par conviction religieuse. Sans doute aussi pour faire taire les mauvaises langues. Tel n’est pas le cas de Hadda Ouakki et de Cheikha Cherifaqui continuent à résister, cheveux noués ou — audace suprême — lâchés sur les épaules.

Il est vrai qu’elles ont vécu en milieu berbère rural, où les femmes participent, avec les hommes, aux travaux des champs et aux danses collectives. Mais la position de Hadda Ouakki n’est pas si simple à déchiffrer: Mais si un jour j’arrêtais rouichs chanter, je me couvrirais la tête 209 seulement à ce prix qu’elles pourront élever leurs enfants sans les livrer à la honte et à l’opprobre.

Cheikha Hafidaquant à elle, s’exprime à travers l’ aïta le cri, l’appel. Musique populaire par excellence, elle risque pourtant de disparaître du paysage culturel marocain. Art poétique et musical, accompagné de danses, qui prend de multiples formes selon les régions et lesmilieux sociaux, l’aïta plonge ses racines dans l’histoire du Maroc et rouiha ses campagnes. La Cheikha et l’ensemble Ouled Ben Aguida font perdurer cette tradition.

Né dans les années 70, le groupe Ouled Ben Aguida formé de trois frères, Bouchaïb au violon, Miloud au oud et Boujemaâ aux percussions, est aujourd’hui une véritable institution. C’est enavec la rencontre de Fatna Bent El Houcine, l’une des très grandes divas de l’aïta, que l’aventure rouicba véritablement pour eux. Ensemble, ils joueront dans les mariages, les festivals, les cabarets ou les émissions de télévision durant plus de vingt rouciha.

DébutFatna Bent El Houcine arrête sa carrière. Rouiicha disparaîtra à peine cinq ans plus tard. Heureusement, Cheikha Hafida qui tenait une place prépondérante dans le choeur était prête à prendre la relève pour que cette musique, patrimoine culturel exceptionnel, ne disparaisse pas.

Arabophone, de la région de Safisur la côte atlantique. Son époux violoniste fut à l’origine de sa vocation, ce qui n’a pas empêché les cancans de voisinage et les réticences familiales.

Il est vrai que la aïta est 0209 chant de révolte, personnel ou politique, particulièrement transgressif. Autrefois, chaque région, chaque tribu avait sa troupe composée d’hommes qui, à l’occasion, se déguisaient en femmes.

Mohamed Rouicha – Awa Ayed Ayma 2013

Au fil de l’urbanisation et de la colonisation, ils ont été remplacés par des dames, lesquelles rouicya pris pour modèle les danses suggestives des films égyptiens, paillettes et maquillage compris, tout en cultivant l’âpreté vindicative de leurs vocalises. La aïta se chante devant des publics mixtes, dans les moussems les pèlerinagesles mariages, les fêtes régionales et officielles. Mais aussi dans des lieux ruicha, face à une audience exclusivement masculine. Et alors les dérives grivoises se font de plus en plus crues, humour et moqueries à l’appui.

Le Blues des sheikhates Table ronde: Ces femmes qui font la fête le dimanche 6 septembre à 12h30 au Château de Villarceaux Chaussy, 95 nous présentent des musiciennes, originaires des quatre coins du monde, symboles de liberté, de fête et de transmission culturelle. Cette région du nord de l’Espagne, minuscule bout de terre ouvert sur l’Atlantique, fait partie de la grande famille des régions et pays de culture celtique Irlande, Ecosse, Bretagne C’est un lieu d’histoires, une enclave à part, riche de ses populations et de ses coutumes, le terreau parfait pour des musiciens créatifs et rouichz.

La jeune femme au crâne rasé fait partie de cette race. Elle a effectué un minutieux collectage des traditions d’Immense sur la Costa de la Muerte avant de se lancer dans leur modernisation, liant l’énergie brute de ses musiques aux sublimes envolées de sa voix. On retrouve dans sa mixture la très ancienne houe sorte de cloche et la gaïta cornemuse galiciennemais aussi les guitares électriques, samplers et autres instruments caractéristiques des musiques contemporaines.

Depuis son premier album Isué sorti enla musicienne n’a cessé de revisiter les mélodies et les rythmes traditionnels de sa région avec fraîcheur et originalité. Cheikha Rabia Cheikha Rabia est une descendante des Meddehates, ces musiciennes qui parcouraient l’ouest algérien en donnant des roucha exclusivement réservés à un public féminin.

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Mais cette femme moderne, digne héritière de la grande prêtresse du raï Cheikha Rimiti, n’a pas attendu longtemps pour braver les interdits et s’imposer comme une figure importante de sa musique.

La chanteuse algérienne née à Relizane, petit village non loin d’Oran, commence le chant à l’âge de quatorze ans.

Elle apprend tous les répertoires, même ceux réservés aux hommes qu’elle travaille en cachette. Elle a à peine dix-huit ans lorsqu’elle obtient le titre de Cheikha. Après avoir habité Oran puis Alger, où elle a régné une quinzaine d’années sur les nuits des cabarets, la chanteuse décide de partir s’installer à Paris en En France, elle chante dans les bars et sur les scènes de la capitale jusqu’à son divorce qui la force à arrêter sa carrière pour s’occuper de ses enfants.

La diva est de retour depuis la fin des années 90, continuant inlassablement à distiller son raï dans la plus pure tradition oranaise. EtelvinaMaldonado est une petite grand-mère à l’apparence fragile,mais dotée d’un timbre de voix exceptionnel.

Elle a formé son goût pour la musique avec ses parents, en parcourant les carnavals et les fêtes patronales, où se croisaient costumes chatoyants et tambours enfiévrés.

Elle rêve de devenir chanteuse depuis toute petite, mais sa condition de femme dans une société corsetée par un machisme latent bloque ses velléités. Elle luttera toute sa vie, chantera en devenant mère, en devenant grand-mère, en étant quittée et même en lavant et repassant le linge des familles aisées de Carthagène.

rouicha 2009

Sa persévérance paye et grâce à quelques rencontres bienvenues, elle participera à de nombreux projets et finira par sortir un premier album sous son nom en Babi de Bistritsa La subtilité et la perfection des voix féminines bulgares sont connues depuis des décennies.

Avec les Babi grand-mères de Bistritsa, ce groupe de veilles femmes entonnant une diaphonie caractéristique de la région de Shoplouk, la fête devient l’un des éléments principaux du rituel d’initiation des jeunes femmes à la Saint Lazare.

Chef d’oeuvre au patrimoine oral et immatériel de l’humanité de l’Unesco, ces chants et danses traditionnels, menacés de disparition par l’urbanisation croissante, portent en eux l’âme de la paysanne bulgare que les générations de femmes du village de Bistritsa ont su préserver. Ces rites de transmissions sont rythmés par une polyphonie, appelée shoppe, composée par l’izvikva l’appel et le bouchi krivo le grondement enrobé par un bourdon donnant cet effet de doublement des voix si impressionnant.

Pour accompagner ces chants, les femmes, vêtues de costumes traditionnels, exécutent des séries de pas à la chaîne ou en ronde. Cette coutume, même si elle a évolué au cours du XXe siècle en devenant un spectacle scénique, est un superbe témoignage de l’importance des femmes dans la société traditionnelle bulgare. Mazaher La puissance et la richesse des traditions musicales égyptiennes ont longtemps influencé les musiques d’Afrique de l’Est et plus largement celles des pays du Golfe persique.

Avec Mazaher, le rituel du zâr est à l’honneur. Cet ensemble, né enest l’un des tout derniers à faire perdurer cette cérémonie musicale de désenvoûtement dont on peut trouver des traces en Ethiopie, Soudan, Iran, Irak Ce rituel guérisseur qui tire ses origines de l’Egypte antique donne une place prépondérante aux femmes. Réunies en cercles, les musiciennes et danseuses entonnent les différents répertoires, le zâr égyptien, le zâr abou el gheit et le zâr africain, aux rythmes des tambours, des psalmodiassions et de l’incontournable tamboura lyre à cinq cordes.

A l’image de la tarantelle italienne, ce rite pousse ses participantes vers une transe apportant apaisement et harmonie. Mené par la Cheikha UmSamah, qui tient son savoir de sa propre mère, Mazaher fait s’élever le zâr dans les salles de concert du monde entier afin d’éviter la disparition de cette coutume encore mal considérée dans la société égyptienne. Nawal Représentante d’une culture aux multiples facettes, Nawal chante et compose un folklore comorien moderne et pourtant toujours en prise avec ses traditions.

Mohamed Rouicha : Ah Yalhbib Mp3

L’archipel des Comores coincé entre le gigantesque continent africain et l’île de Madagascar a su se forger une forte identité culturelle et musicale. Irradiée par les rythmes d’Afrique, prenant sa source dans les harmonies indiennes et yéménites, bercée par les mélodies poétiques de l’ancien empire Perse et les sonorités arabes qui se sont imposées avec la religion musulmane, la musique des Comores est le résultat d’un sublime métissage que Nawal transcende.

Parmi les nombreux musiciens qui représentent la musique de ses îles, elle est l’une des seules chanteuses à s’être produite au-delà de ses frontières.